L’alimentation en Corée du Sud Partie 1

alimentation en Corée

alimentation en Corée

Intro: Pour cet article K-phenomen s’est associé au site www.asianmood.net.
Lisa, la créatrice de asianmood.net, nous parle ici de l’alimentation en Corée.
Ce sujet est assez vaste, c’est pourquoi nous avons prévu 4 parties pour couvrir tout le sujet!! 🙂
Aujourd’hui, nous vous proposons  la première partie ^^ Enjoy!!

Manger et… dépenser (en Corée du Sud)

Il faut se nourrir pour vivre. Voilà un concept qui est commun à tout être humain. Mais aujourd’hui, intéressons-nous un peu plus à l’alimentation de nos amis Coréens.

Les Coréens adorent manger. Passer à table est primordial car un estomac bien rempli peut atténuer tous les maux et les rendre plus doux à supporter. Ainsi, les mêmes membres d’une famille, ou encore des amis proches, s’inquiètent souvent de savoir si les leurs n’ont pas sauté de repas dans la journée. Et d’ailleurs, là-bas, on ne demande pas à quelqu’un s’il va bien mais plutôt s’il a mangé.

Pour combler ce besoin vital, la Corée a développé une industrie qui n’a rien à envier à nos systèmes occidentaux. Elle se base sur la grande et petite distribution, sur les marchés frais et l’import.

IMPORT : Causes et conséquences

Si la Corée du Sud produit une certaine quantité de riz, de blé et différentes variétés de légumes comme le chou, la laitue, le radis, la pomme de terre, le piment, les fèves de soja, l’ail ou l’oignon ; elle est néanmoins contrainte d’importer entre 50 à 70% de ses besoins alimentaires.

La première cause est imputée à la nature. Le pays fortement montagneux n’offre pas les meilleures conditions au développement agricole. De plus, les fortes pluies de la mousson ne se révèlent pas véritablement propices à certaines cultures.

La deuxième cause implique directement une population urbaine dont les goûts évoluent. La Corée qui connaît un accroissement financier depuis une cinquantaine d’années, vit bien plus confortablement et prend plaisir à consommer des produits étrangers. Il suffit de compter le nombre de Paris Baguette ou de Dunkin Donuts que l’on trouve à Seoul.

Qui dit importation, dit taxes de douanes. En règle générale, celles-ci avoisinent les 8%, ce qui est bas en terme de taux. Ce serait idéal si les produits agro-alimentaires n’étaient pas surtaxés au même titre que les produits de luxe, par exemple.

Les conséquences de tout ceci ?
Comme vous l’avez sûrement déjà compris… La note est salée à l’arrivée et les prix sur les étals flambent !

Mais alors… Il doit être difficile de se restaurer, pensez-vous ?
Bien, non, pas vraiment !
Il suffit de consommer local sans se mettre en tête quelques extravagances. Abandonnez l’idée du panier « camembert – saucisson – fraises gariguettes – Nutella » ! Il y a des choses auxquelles il faut savoir renoncer dignement dans la vie.
Pour le reste, vous trouverez toujours de quoi faire plaisir à vos papilles à condition d’acheter  des fruits et légumes de saison, fraîchement cueillis, et made in Korea.1173699_10200967446042072_40558435_n

Sachez que si les saveurs de la ratatouille ou de l’ananas vous manquent, vous devrez offrir un bras en échange.
Les fruits en particulier sont excessivement chers. Les plus coûteux reposent sur les présentoirs tels des bijoux, soigneusement emballés dans du papier de soie.
Généralement ces fruits servent d’offrande ou de cadeau à l’intention de l’hôtesse qui vous reçoit dans sa demeure.
Prenons quelques exemples… Pour 3 pommes, vous ne débourserez pas moins de 5000 wons… Une demie douzaine de kiwi vous coûtera dans les 4000 wons, 3000 wons pour 6 tomates, entre 700 à 1500 wons la courgette et de 900 à 1200 wons pour deux petites carottes.

Mais il y a bien plus cher. Un melon de type Cantaloup peut se vendre jusqu’à 20 000 wons. Préférez-lui, donc, un Chamoe qui aura poussé dans les terres de Busan. C’est un petit melon jaune, strié, qui rappelle les ballons de rugby par sa forme. Son goût est très proche de nos melons d’eau à la chair jaune-blanchâtre. Par contre, il est plus petit et tient parfois dans une main.
Il est courant de tomber nez à nez, au coin d’une rue, avec un camion empli de ces fruits désaltérants. Les vendeurs ambulants de fruits, légumes ou même d’œufs, ne sont pas rares en Corée. Il arrive également que des stands de fortune surgissent à même le trottoir. Toujours est-il que les deux sont imbattables quant à la fraîcheur et au prix de la marchandise. C’est un excellent moyen de faire de bonnes affaires.

Côté production, l’île de Jeju n’est pas non plus en reste. Elle fait surgir un autre trésor du creux de ses entrailles : Les petites oranges et les mandarines. Magnifique par sa beauté, la petite île ravitaille le pays en vitamine C. Vacances, crustacés, air oxygéné et pulpe d’orange !

D’autres fruits naissent du sol Coréen comme les poires asiatiques, le raisin ou les kakis, qui, arrivés à maturation deviennent à eux seuls un dessert sucré et parfumé.

Par conséquent, achetez malin. Il est tout à fait possible de mêler ses habitudes culinaires au marché Coréen. En d’autres termes, adaptez-vous.
Les points de ravitaillement sont vastes. Nous allons en survoler quelques-uns. Le coût de la vie en Corée du sud n’aura plus de secret pour vous !1187064_10200967445042047_1538773245_n

Pour découvrir la partie 2 de cet article c’est ici :  Grande et moyenne distribution en Corée du sud.

Merci encore Lisa pour cet article !!! 🙂

Si vous avez un blog sur la Corée du sud et souhaitez participer à notre contenu éditorial. Vous pouvez d’ores et déjà nous contacter à Kphenomen@gmail.com.

stay-tuned

Ecrit par