Shin Kyung-sook, écrivaine coréenne à succès

Shin Kyung-sook

Dans cet article, j’aimerais vous parler d’une écrivaine Coréenne au talent indéniable: il s’agit de Shin Kyung-sook (신경숙). Pour celles et ceux qui ne la connaissent pas encore, nous allons présenter son parcours atypique ainsi que certaines de ses œuvres.

Extrait  du livre Li Chin par Shin Kyung-sook : L’histoire se passe à la fin du dix-neuvième siècle. Nous sommes en Corée, plus précisément à la cour royale. Les souverains sont entourés de diplomates étrangers qu’ils ont convié pour un spectacle de danse traditionnelle. Soudain, apparaît une danseuse qui se distingue des autres, tant par sa beauté que par son talent. Le diplomate français Victor Collin de Plancy en tombe fou amoureux. Le roi l’autorise à la prendre pour femme et à l’emmener avec lui à Paris.

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(source photo : hanbooks.com)
Non non, ce n’est pas le synopsis d’un nouveau drama coréen, mais bien le début d’un passionnant roman écrit par Shin Kyung-sook. Cette écrivain de 51 ans est, selon beaucoup, l’un des meilleurs écrivains coréens de sa génération. Ses livres sont touchants, et son histoire personnelle l’est tout autant. Dans un de ses livres, La chambre solitaire (《외딴방》), elle en raconte une partie d’ailleurs. Elle est partie de pratiquement rien, pour devenir ce qu’elle est aujourd’hui.

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Lire La chambre solitaire c’est vivre avec elle les différentes épreuves et privations qu’elle rencontre, et d’une certaine façon ça nous rapproche d’elle. Elle nous livre une page de son histoire qui a été dure. Et son courage force au respect et à l’admiration.

Elle fait disparaître toute barrière entre l’auteur et le lecteur. On a l’impression d’écouter l’histoire d’une amie. On découvre une personne à la fois sensible, qui sait jouer avec les mots et créer son propre univers. On découvrir au fis du temps que c’est une femme forte qui a su faire preuve de beaucoup de détermination.

En savoir plus sur Shin Kyung-sook ?…

Elle est née et a passé son enfance à la campagne loin des turbulences de la ville. A cette époque là  (dans les années 60-70) la situation économique du pays est un peu difficile. D’ailleurs ses parents qui sont de simples fermiers ne peuvent pas se permettre de l’envoyer au lycée. Elle part donc rejoindre l’un de ses frères à Séoul . Elle devient ouvrière dans une usine où elle travaille sans relâche le jour, et suit des cours du soir à la nuit tombée. C’est son quotidien pendant trois ans. C’est d’ailleurs les trois plus dures années de sa vie si ce n’est les pires

Heureusement, elle finit par voir son dur travail en partie récompensé quand, à 19 ans, elle est acceptée à l’université.  (Le livre  la chambre solitaire retrace toute cette époque de sa vie).

Ces années de dure labeur et de souffrances, ont fait naître en elle un rêve: celui de devenir écrivain. Elle va s’y accrocher de toutes ses forces et finit par le réaliser des années plus tard, et même peut-être au-delà de tout ce qu’elle avait pu imaginer.

Le succès au bout du chemin!

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(Source photo : thatsmags.com)
La preuve: aujourd’hui ses livres sont lus et appréciés en Corée du Sud, certes, mais aussi traduits, vendus et primés à l’étranger. En France, il y en a trois qui ont été traduits.

Il y a d’abord La chambre solitaire, le roman autobiographique dont on a parlé, traduit aux éditions Philippe Picquier .

Il y a aussi Li Chin (《리진》), roman évoqué au début de l’article et traduit aussi aux éditions Philippe Picquier. Cette histoire d’amour tragique entre un diplomate français et une danseuse coréenne est un roman, certes, mais il est inspiré d’une émouvante histoire vraie.

Shin Kyung-sook

Enfin, j’ai gardé le meilleur pour la fin, Prends soin de maman (《엄마를 부탁해》) a été publié en France en 2011 aux éditions Oh! . Elle a reçu de nombreux prix pour cet émouvant roman et, de tous les livres qu’elle a écrit, c’est celui qui a été le plus traduit. C’est un livre sur les relations familiales, le temps qui passe, la douleur, les remords… Les personnages sont attachants, l’histoire nous touche au plus profond de notre être. Elle nous amène aussi à relativiser, à profiter de la vie et de ceux que l’on aime, avant qu’il ne soit trop tard.

Que retenir?

En bref, Shin Kyung-Sook est née pour écrire et ça se voit! Que ce soit un récit autobiographique, une fiction d’une autre époque ou encore un roman familial, elle arrive à nous immerger dans chacun de ces différents univers avec brio, à nous faire rêver, rire et pleurer.

Son histoire personnelle nous montre bien que, quelque soit notre rêve, il faut y croire et ne jamais abandonner! Peu importe notre situation actuelle, peu importe le temps que ça prendra, si on fait tous les efforts nécessaires dans ce sens il se réalisera tôt ou tard!

Si vous avez l’occasion de lire ses livres, vous serez sans aucun doute touchés par ses mots et, comme moi, attendrez avec impatience que soient enfin traduits en français ses autres romans!

Ecrit par

Fondatrice du site K-phenomen et webmarketeuse. Je suis passionnée de Corée depuis 2006, sur le blog je vous propose des articles sur la culture Coréenne, des Interviews et vous présente des événements coréens ayant lieu en France.

2 Commentaires

  • J’ai acheté le roman Li Chin après avoir lu cet article et je suis en train de le lire 🙂 on apprend beaucoup de choses sur l’ouverture de la Corée au reste du monde, pour l’instant je n’ai lu « que » 200 pages mais j’ai hâte de lire la suite ! Merci pour ton article Mélissa 🙂

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