Le tatouage en Corée du Sud

les tatouages en corée du sud

 

Comme le titre l’indique, aujourd’hui nous allons parler des tatouages en Corée du Sud.

Attention ! Cet article ne s’adresse pas qu’aux passionnés de tatouage. Il s’adresse aussi aux lecteurs à la peau immaculée et soucieux de savoir comment s’organise ce phénomène au pays du matin calme.

Vocabulaire du jour : en coréen, tatouage se dit : 문신 (munsin)

En France, quoi de plus simple que de se faire tatouer ? Certes il faut remplir un certain nombre de conditions comme avoir atteint sa majorité ou bien sûr posséder le budget nécessaire pour rémunérer son tatoueur. Mais une fois que ces conditions sont remplies, il n’y a plus qu’à choisir le motif que l’on souhaite inscrire sur sa peau et serrer les dents !
En Corée du Sud en revanche, c’est une autre histoire ! Savais-tu que les tatoueurs sont considérés par le gouvernement sud-coréen comme des hors-la-loi ? En effet, leur métier n’est pas reconnu par la législation et il leur est donc interdit de l’exercer. Afin de tatouer en toute légalité, il faut être titulaire d’une licence médicale. Autant dire que cette règle n’est pas toujours évidente à suivre… Aller à l’hôpital pour se faire tatouer ? Il devient donc très vite compliqué et très coûteux pour les coréens et les étrangers de se faire faire un simple tatouage. C’est pour cela que les tatoueurs ont commencé à exercer leur art dans l’ombre. La plupart des salons de tatouage sud-coréen se situent dans des sous-sols et restent anonymes. Leurs adresses quant à elles sont communiquées en toute discrétion grâce au bouche-à-oreille.

Alors comment ces salons clandestins perdurent-ils malgré la vision plutôt négative que la majorité du peuple coréen porte sur ces tatoueurs et leurs clients ? En effet, les ajummas et les ajusshis (autrement dit les personnes âgées) ne voient pas d’un bon œil le fait de marquer à vie sa peau de la sorte. Ils associent souvent les personnes tatouées à des ex-prisonniers voire des membres de gangster. A contrario, ce phénomène du tatouage est très apprécié par la jeunesse coréenne qui se veut plus libérée et ouverte sur le monde et les changements que leurs aînés, beaucoup plus à cheval sur la tradition, avec qui ils sont en profond décalage.
Malgré ces nombreuses réticences, le marché du tatouage ne s’est pas essoufflé avec les années. Au contraire, il a connu dernièrement un boom spectaculaire. Le tatouage est plus que jamais en vogue. Peut-être est-ce une façon que les jeunes coréens ont trouvé d’affirmer leur liberté de disposer de leur corps comme ils l’entendent. Le marché du tatouage en Corée du Sud est d’ailleurs aujourd’hui fortement concurrentiel. Les tarifs là-bas sont nettement inférieurs à ceux exercés en France et selon de nombreux témoignages, la qualité du travail et l’hygiène sont tout aussi bonnes qu’en France voire pour certains, meilleures.
Plus qu’une simple inscription ou un dessin indélébile sur la peau, se faire tatouer en Corée du Sud est avant tout l’occasion de vivre une expérience hors du commun.
On peut dire en tout cas que ce sujet aura fait couler beaucoup d’encre.

Pour lire d’autres articles sur LA VIE EN COREE C’est ICI!

les tatouages en corée du sud
Tattoo artist Jang Jun-hyuk

Photos crédits : Instagram @apro-lee, japantimes, tattoologist

kphenomen facebook

Ecrit par

Etudiante en marketing, âgée de 22 ans. Passionnée par la culture coréenne et les échanges socio-culturels. Elle écrira des articles sur les phénomènes de société, les différences culturelles et la gastronomie.

2 Commentaires

  • Il vaut mieux préciser pourquoi les personnes âgées voient mal cette culture (la tradition exacte, par exemple le confuciasime, la comparaison avec d’autres pays voisins etc)

    • Bonjour,
      Merci pour ton retour j’en prendrai note. L’article se voulait concis c’est pourquoi je ne me suis pas attardée sur ce point bien qu’il soit intéressant et qu’il mérite d’être développé, peut-être dans un prochain article !

Leave a Reply