Le cinéma coréen en 6 réalisateurs

cinéma coréen

Depuis quelques années, le Festival de Cannes s’offre un film coréen en Séance de Minuit. En 2016, Dernier Train pour Busan (부산행) du réalisateur Yeon Sang-ho est présenté en avant première. Cette année, en 2017, il s’agit du film Sans pitié (불한당: 나쁜 놈들의 세상) du réalisateur Byun Sung-hyun et le film Villainess 악녀 (AK-NYEO) de Jung Byung-gil, qui s’offrent ce très prestigieux créneau.

Mais le nouveau cinéma sud-coréen prend son origine en 2004. Cette année-là, à Cannes, Quentin Tarantino, président du jury est séduit, par un film coréen qui divise les festivaliers : Old Boy. A la fois, spectaculaire et ultra-violent, ce film déroge aux lois du film classique. C’est donc grâce aux festivals tels que Cannes ou encore Vesoul, que le cinéma d’auteur, s’impose et séduit l’Occident.

6 représentants du cinéma sud-coréen

Lee Chang-dong

Ses films :  Il est l’un des deux grands cinéastes, qui accumule les prix à Cannes. Ses longs métrages tiennent sur les doigts d’une main : Green Fish (1997), Peppermint Candy (1999) -flash-back amer sur l’histoire de la Corée du Sud-, Oasis (2002), Secret Sunshine (2007) et Poetry (2010).

Son style :  Son cinéma dégage une maîtrise évidente, une forme réfléchie mais très naturelle. Ses films reposent avant tout sur des personnages et des situations complexes. Il ne verse pas dans l’analyse psychologique et brosse des portraits contrastés, qui évoluent et gagnent en consistance au fil du scénario.

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Bong Joon-ho

Ses films : Memories of murder (2003), cruelle enquête policière à l’époque de la dictature, qui montrait l’incapacité et le degré de corruption des autorités. Depuis les 13 millions de spectateurs de The Host, Bong Joon-Ho est l’un des cinéastes les plus populaires en Corée. Mais il garde un point de vue d’auteur dans Mother, en 2009, portrait d’une mère quasi abusive où il mêle soigneusement les genres.

Son style : Au tournant des années 2000, Bong Joon-ho est celui qui a le plus bénéficié des faveurs du public coréen. Il occupe aujourd’hui au sein de cette cinématographie une position centrale, au croisement des cinémas d’auteurs et grand public. Homme de festivals et réalisateur de blockbusters, il jongle entre plusieurs genres (la comédie, le policier, le fantastique et le drame télévisuel).

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Hong Sang-soo

Ses films: la sortie en 2003 de ses trois premiers opus en France a révélé un irrésistible moraliste, observateur des petites lâchetés quotidiennes : amours qui tournent mal, hontes et trahisons diverses.

Son style: La majorité de ses films racontent une histoire d’amour malheureuse, où l’ivresse est la seule échappatoire au réel. Il aime raconter les histoires simultanées vécues par les différents protagonistes de ses films ou les points de vue de différents personnages sur la même histoire.

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Im Sang-soo

Ses films : Une femme coréenne (바람난 가족), passion très crue entre une femme mariée et un très jeune homme. The Housemaid, remake d’un classique de Kim Ki-young : c’est l’histoire, scandaleuse à souhait, d’une employée de maison engrossée par son richissime patron, racontée avec perversité.

Son style : Il devient un des précurseurs de la nouvelle vague coréenne et reçoit de nombreux prix à différents festivals de cinéma. Il accède ainsi à la reconnaissance internationale.

En cliquant sur le lien, retrouvez une interview du réalisateur lors du Festival de Vesoul en 2016 (on en apprend plus sur son style et ses inspirations. En plus, j’ai fait la transcription de l’interview ;).

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Park Chan-wook

Ses films : Old Boy, annonce la naissance d’un auteur mêlant violence baroque et imagination visuelle débridée. Le film est en fait l’opus numéro 2 d’une trilogie de la vengeance avec Sympathy for Mr. Vengeance (2003) et Lady Vengeance (2005).

Son style : Park Chan-wook a bâti sa réputation en tricotant différents genres (polar, fantastique…). Il est l’un de ceux qui bénéficie d’une grande renommée internationale, notamment car il parvient à mélanger plusieurs genres passant d’un blockbuster à un film d’auteur.

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Kim Ki-Duk

Ses films : L’île sera le premier film à connaître une audience internationale. Un film qui séduit par sa beauté plastique et son univers poétique et choque à cause de la cruauté de certaines scènes. Puis viendront, « Adresse Inconnue », « Bad Guy », « Samaria », « Pieta » et en salle dernièrement, le film « Entre deux rives ». Mais l’un des films les plus remarquables qu’il est réalisé reste : « Printemps, été, automne, hiver… et printemps », qui aborde des thèmes comme la rédemption et le pardon.

Son style : Kim Ki duk est ce que l’on appelle un réalisateur engagé. Ses films sont marqués par leur caractère déconnecté dû à ses origines modestes et à son ignorance des règles formelles. Ses personnages principaux sont souvent des marginaux, à l’écart de la société coréenne.

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Et vous, que pensez-vous de ces réalisateurs ?

Ecrit par

Marion, passionnée par la Corée depuis de nombreuses années. C'est avec une envie de partage et de nouvelles aventures qu'elle a rejoint notre équipe. Elle écrira sur le webzine des articles sur l'actualité en Corée et sur l'aspect culturel (musique, cinéma, lecture).

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